Une heure dans le métro ; des espaces nouveaux.

Une heure dans le métro ; des espaces nouveaux.










Nouveauté.









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# Posté le jeudi 08 octobre 2009 15:27

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 15:42

Nulle part.


Oscar s'était enfuit, il avait sauté la barrière, écorché ses genoux, défait son visage de garçon sage et il s'était enfui, fou de joie. Il avait décidé de partir, même si on sait au fond de soit que l'on va être retrouvé, emprisonné de nouveau à un lieu que l'on déteste ; il y a cet espoir, infime, au creux du corps ; l'excitation de la transgression et l'illusion d'une fantastique liberté : une après midi hors de sa prison quotidienne, hors de cette chambre où il devait travailler sans relâche, les mains tachées d'encre et d'un désir d'ailleurs. Sous elles dansaient sans cesse des cartes qu'ils regardaient secrètement, se projetant dans ces pays qu'il effleurait du bout des doigts. Il avait sauté la barrière, écorché ses genoux, défait son visage de garçon sage et il était parti. Loin déjà. Il longeait les ruelles, sautillant de ce dynamisme qu'on étouffait sans cesse chez lui, préférant stimuler son intelligence. « Oscar est un enfant cérébral, particulièrement brillant. » disait-on. Mais Oscar était avant tout un enfant, et il enviait les copains de l'école. Lui aussi il voulait manger de la glace et se tacher de boue. Se tacher. C'était cela, son rêve. La colère s'évapora doucement, comme un parfum diffus qu'on ne sent plus mais qui s'est subtilement déposé dans la gorge, la rage avait disparu, le chagrin s'était évanoui et les larmes avaient séchées ; Oscar était dehors, sur les pavés, sous le doux soleil qui brulait délicieusement sa peau et illuminait le ciel, les ruelles, les maisons, les arbres, les baignant d'une magnifique clarté ; Oscar était en vie.






Deuxième Partie.
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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 07:51

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 15:39

Je ne veux pas dire adieu.

Je ne veux pas dire adieu.
- Lorsqu'il est endormi il n'a pas l'air de cet enfant qui veille sur lui en plein jour, cette lumière enfantine qui baigne son expression a disparu pour laisser naitre la couleur sombre d'un homme grave ; quand le soir tombe et pare son visage celui-ci se peint de douleur, comme si la nuit chassait le masque inoffensif pour découvrir la vie secrète de sa figure. Je le regarde dormir paisiblement lui qui ne se doute pas de la noirceur qui s'est déposée sur ses traits dans l'ombre, comme un drap porté par des bras invisibles.



FIN

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 05:13

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 16:47

La fin des temps - pays des merveilles sans merci.*
























Tout est à refaire

# Posté le samedi 18 juillet 2009 08:13

Appelez moi Soledad

Appelez moi Soledad




« Jamais ce garçon ne m'aimera. Et je préfère cela. Je préfère ces garçons qui ne m'aimeront jamais, car cela est une impossibilité pour eux ; je nourris cette obsession de plus en plus profonde et indélébile en moi de ces garçons qui ne m'aimeront pas, car je n'ai rien à attendre d'eux, rien à espérer et toute raison de désespérer disparaît avec l'idée première de leur désamour éternel. »
Leur désamour éternel est plus rassurant qu'une promesse.

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 05:22

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 13:05